L’Eternel l’a trouvé dans une steppe aride, dans un désert inhabité, rempli de hurlements. Il a pris soin de lui et il l’a éduqué. Il a veillé sur lui comme sur la prunelle de ses yeux!@Deutéronome 32:10

William J. Lowe (1840-1927).

Ewing Alexander Ewing, 1853 (🔊 pdf nwc).

portrait
William J. Lowe (1840-1927)

Dans ce désert aride
Et sans chemin tracé,
Mon modèle et mon guide,
Mon Sauveur a passé.
Par lui je viens au Père;
Il est tout mon bonheur;
Aussi rien sur la terre
N’a d’attrait pour mon cœur.

Sur lui ma foi repose.
Puis-je le suivre en vain,
Ou perdre quelque chose,
Quand lui-même est mon gain?
Si les biens de la vie
Prétendent m’arrêter,
Sa puissance infinie
Me les fait rejeter.

Heureux, l’âme affranchie,
Avançant vers le ciel,
Déjà je m’associe
Au cantique éternel.
Douleurs, fatigue ou peine,
N’ébranlent point ma foi.
L’épreuve est toute pleine
De fruits bénis pour moi.

Dans ce trajet d’une heure
Où je suis engagé,
Si je gémis et pleure,
Suis-je découragé?
Non, ta grâce parfaite
Est mon constant recours;
Ton bâton, ta houlette,
Me consolent toujours.

Ô Jésus, pain de vie
Que je goûte ici-bas,
Ta vertu fortifie
Mon âme à chaque pas.
Pour t’être enfin semblable,
Bientôt je te verrai
Dans ta gloire ineffable,
Et je t’adorerai!